Désir ou amour ?


Un jour, j'ai lu une phrase qui me semble tellement vraie. 

"Un homme va aimer une femme qu'il va d'abord désirer alors qu'une femme va désirer un homme qu'elle va d'abord aimer." 

Loin de moi l'idée d'occulter le fait qu'une femme puisse désirer un homme sans d'abord l'aimer, mais dans ce cas, la "profondeur" de la relation est toute autre.

Lorsqu’il m'arrive de participer à des discutions purement masculines et que le sujet féminin s'incruste dans nos échanges, il apparaît clairement que, dans la majorité des cas, ce qui déclenche le désir chez l'homme c'est avant tout le physique d'une femme et l'objectif premier est de pouvoir lui faire l'amour. Nombre de couples bâtis sur ce simple objectif et qui ont été portés à ma connaissance, ne serait-ce que par les réseaux sociaux, ne durent jamais bien longtemps. Certes, le domaine de la sexualité au sein d'un couple est très importante, mais est-elle la pierre angulaire d'une relation saine et durable?

Il y a bien des années, lors de la célébration de l'obtention de mon diplôme par une fête avec la promotion, je discutais avec un ami des perspectives de notre future vie professionnelle quand une très jolie fille passa près de nous. La réaction de mon ami fût immédiate. Même si ce ne sont là pas les termes exacts qu'il employa sur le moment, il me fît part de son désir de lui faire l'amour. C'est alors que je pris conscience que mon regard porté sur cette fille était différent. Il est vrai qu'elle était vraiment très jolie, mais en plus, elle était souriante, avait un visage duquel émanait une grande douceur, ne semblait absolument pas jouer de sa beauté pour capter l'attention de son entourage. Elle était habillée de manière classique, sans aucune exubérance mais dégageant une certaine classe.
Certes, l'idée de mon ami de pouvoir faire l'amour à cette femme était invitante, mais je pris conscience que ce ne fût pas la première idée qui me vint à l'esprit. La première image qui s'imprima dans mes pensées était le fait d'être en compagnie de cette fille. Nous étions tous les deux assis au pied d'un arbre, un soir d'été. Reposant lascivement son corps sur le mien, sa tête sur mon épaule, sa main dans la mienne, nous contemplions la lune en écoutant le silence s'installer sous un balais d'étoiles. Voilà le souhait qui me vint à l'esprit à cet instant. Je désirais sa compagnie plutôt que son corps. Je souhaitais sa confiance, ses rires, ses confidences, ses peurs, ses chagrins, ses joies, connaître ses rêves, ses projets. Voilà comment je voulais la voir nue. Dénudée de cette carapace sociale et protectrice pour épargner cette sensibilité qu'elle cachait au fond d'elle. J'aurais voulu être celui qu'elle cherche dans la foule parce qu'elle me connaîtrait pour ce que je suis et non ce que je parais. J'aurais voulu que ce soit elle que je cherche dans la foule simplement pour faire naître un sourire sur mon visage, celle de qui un simple effleurement de la main suffit pour nous envelopper d'une douce sensation étoilée. J'aurais voulu être son meilleur ami, son confident, celui à la porte duquel elle vient frapper à 3h00 du matin pour s'échapper du monde et se réfugier dans un cocon de tendresse et de compréhension.

Il est bien évident que le désir de la chair sera inclus dans notre relation. Mais avant d'avoir une relation sexuelle avec elle, je souhaite avoir une relation amoureuse.

Cette vision d'une relation profonde avec une femme ne m'a jamais vraiment quitté et je crois encore au fait qu'un jour, nous nous retrouverons, avec cette femme qui aura vu en moi celui qui pourra lui offrir ce regard au travers duquel elle se sentira belle, au pied d'un arbre, collés l'un à l'autre, à contempler la lune et en écoutant le silence s'installer sous un balais d'étoiles.


Jérôme

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Le blues du conférencier


Ce soir, il donne sa conférence. Il a hâte. Il espère prendre contact avec de nouvelles personnes, il espère qu’il réussira à faire comprendre qui il est, il espère qu’il pourrait devenir une référence en la matière et se lier d’amitié avec des personnes qui croiront en lui.

C’est l’heure! Il prend la route pour aller donner sa conférence. Il arrive sur place, découvre la salle, discute avec les organisateurs, prépare son matériel. Ouf! Tout fonctionne. Il ne reste plus qu’à attendre les invités. Il aime ce petit moment où tout est prêt et qu’il se réfugie dans ses idées, où il repense brièvement aux principales étapes de son discours, où il scrute la salle d’un air discret en se demandant si toutes les places seront occupées. Il aime ce petit moment qu’il s’accorde en se demandant comment sera perçu son exposé. C’est pour cela qu’il arrive toujours en avance, pour pouvoir s’accorder ces quelques minutes où des gens viennent manifester leur intérêt à venir l’écouter alors qu’ils ne le connaissent pas. Ces quelques minutes de plaisir, à offrir ce qu’il s’apprête à livrer, ces quelques minutes de questions, ces quelques minutes de doute. Il est là, seul devant tout le monde. Les yeux dans le vague, il arpente ces quelques mètres où il évoluera dans un instant, ces quelques mètres qui feront l’estrade d’où il offrira le contenu de sa vie. Car c’est bien de sa vie qu’il va parler, ou plutôt de ce qu’il a appris de sa vie.

C’est l’heure. Un texte lu par l’hôtesse le présente. Il est fier de ce qu’il a fait, de son parcours, de toutes ces étapes qui lui rappellent qu’il est sorti vainqueur de ces abysses que la vie a mis devant lui, de ces combats qu’il a livrés contre lui-même. Il voudrait tant que son message soit perçu et que son expérience et ses découvertes puissent éviter aux personnes de son auditoire de tomber dans les mêmes trappes.

Il commence. Une pointe d’humour pour détendre l’atmosphère puis il enchaîne les diapositives. Chacune d’entre elle le replongent dans les origines de ces étapes d’où il a tiré cet enseignement. Le doute, la peur, la tristesse, l’isolement, toutes ces questions qu’il s’est posées et pour lesquelles il est en train d’exposer les réponses, ou tout du moins les outils et les cheminements pour les trouver. En fait, il expose ce qu’il aurait aimé qu’on lui explique quand il en avait besoin. Alternant pointes de nostalgie et propos amusants, il sait qu’il est en train de délivrer un message profond. Néanmoins, au fil de son discours, il ne peut s’empêcher de se demander si celui-ci sera perçu comme il souhaiterait qu’il le soit, si ces gens attentifs sauront percevoir toute la profondeur, le pragmatisme, la véracité et la réalité de ses propos. Il sait très bien que pour certains, il sera un conférencier comme les autres, rien de plus alors qu’au fond de lui-même, il sait qu’il est différent. Il n’a jamais été fervent des belles paroles mais plutôt des enseignements efficaces et concrets. Il s’est toujours employé à trouver « comment faire » pour aller bien au-delà du « quoi faire. »

Arrivent les conclusions. Certes il a bien noté plusieurs acquiescements de têtes lors de son exposé, des réactions silencieuses des personnes qui se retrouvaient dans ses propos, des regards étonnés de se voir expliquer « comment ça marche, » des visages rassurés de ne pas s’être déplacés pour entendre une énième fois de simples belles paroles vite balayées par le retour au quotidien pour prendre finalement conscience que les lourdeurs de leurs vies sont toujours présentes et aucun chemin pour les alléger. Quelque part, il sait que son message a été entendu, par quelques-uns au moins.

Il remercie l’assistance de leur présence et affiche ses coordonnées. À sa grande surprise, une nuée d’applaudissements rempli la salle. Les gens viennent lui adresser un dernier mot avant de quitter. « Merci pour tout ce que nous avez transmis! » « Je n’ai jamais assisté à une aussi belle conférence! » « Dix sur dix monsieur, merci beaucoup! » « Vous devriez donner des cours de psychologie! » « C’est tellement vrai tout ce que vous avez dit! » Oui, il pense alors qu’il a vraiment réussi, au moins pour quelques-uns, à transmettre son message.

La salle se vide. Il range son matériel, échange quelques mots avec les organisateurs qui l’ont accueilli puis quitte l’endroit avec le sentiment qu’il a réellement ouvert des portes et redonné espoir à des gens qui en avaient besoin. Il rentre chez lui, seul. Retrouve son quotidien et ce sentiment de pouvoir en donner encore tellement plus. Certes il a laissé ses coordonnées à des gens qui les voulaient, mais aucun contact en retour. Les jours passent et s’invite de nouveau dans sa vie ce sentiment d’isolement et ce lourd fardeau d’avoir compris tellement de choses et de voir tellement de gens rester enlisés dans leurs lourdeurs. Pourtant il a essayé de leur expliquer comment faire pour s’en sortir, mais comment en faire plus ? Il sait qu’il ne peut pas les « sauver », mais il aurait au moins aimé pouvoir les aider à se sauver eux-mêmes.

Il aurait aimé que les gens comprennent des choses bien au-delà de son simple discours. Il aurait aimé que les gens comprennent qui il est et qu’il a des ressources qui vont bien au-delà des simples paroles. Il aurait aimé que des gens lui accordent leur confiance et se fient à lui pour réorienter leur vie. Il aurait aimé ne plus se sentir détenteur d’un grand nombre de clefs qui ouvrent les portes derrières lesquelles tellement de personnes restent enfermées. Il aurait aimé… Il aurait aimé…

Il pense à sa prochaine conférence. Il a hâte. Il espère qu’il prendra contact avec de nouvelles personnes, il espère qu’il réussira à faire comprendre qui il est, il espère qu’il pourrait devenir une référence en la matière et se lier d’amitié avec des personnes qui croiront en lui…. Il espère… Il aimerait…


Jérôme

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Se chercher dans l'autre.

Pourquoi tant de relations naissantes sont très souvent éphémères? Je vais principalement parler ici des relations amicales et sociales. Celles-ci sont souvent les prémices d'une relation plus intime, plus complice voire même amoureuse. Mais ces dernières ne peuvent que très rarement exister sans les premières.

Tout changement dans la vie, toute évolution, toute amélioration commence toujours par un point de départ. Ce point de départ est bien entendu, nous-même, notre situation, ou tout du moins l'image que nous avons de nous-même et de cette situation dans laquelle nous nous trouvons. 

Mais la chose que nous négligeons souvent est de s'assurer que nous l'avons réellement identifiée. Bien souvent, nous définissons notre image conformément à celle que nous imaginons que les autres aimeraient voir. Ceci dans le but souvent inconscient de se faire accepter. Une autre source de cette image serait de la définir comme nous aimerions être. Bref, bien souvent, cette image est en discordance avec qui nous sommes réellement. 

Basée sur cette image, nous allons inconsciemment dresser une "liste d'épicerie" des choses que nous aimerions trouver chez l'autre personne, dans le but de renforcer ou de compléter les choses que nous avons déjà en nous, notre personnalité, nos valeurs. 

Cette démarche aura donc pour objectif de n'accorder notre intérêt qu'aux personnes chez qui nous retrouvons ces éléments que nous cherchons, faisant de ce fait fi de toutes ces choses que cette personne pourrait nous apporter sans que nous n'en n'ayons connaissance. Notre "liste d'épicerie" ne trouvant pas ses articles chez l'autre personne, nous ne prenons donc pas le temps de découvrir réellement les personnes de notre entourage et "passons à un autre appel".

Bref, nous nous cherchons inconsciemment dans l'autre personne avec l'espoir de nous y retrouver.

Cela reviendrait à avoir un parcours prédéfini dans un magasin pour n'aller chercher que les choses qui sont inscrites sur notre liste d'épicerie. Comment alors découvrir de nouveaux produits ? Les choses et notre situation ne subiront aucune évolution, puisque toujours basées sur des choses prédéfinies. Pourtant, c'est bien une évolution que nous cherchons à la base, des changement, des améliorations ?

Et encore!... Ce que je viens de décrire est basé sur l'hypothèse que nous avons identifié de manière à peu près correcte qui nous sommes réellement. Imaginez que notre point de départ soit erroné. Que nous ayons une image de qui nous sommes, qui soit en décalage avec la réalité. Car nous aurions défini cette image en fonction de la personne que nous aurions aimé être ou que celle que nous imaginons que les autres aimeraient voir ? Nous allons donc chercher à compléter notre vie avec des éléments qui ne correspondent pas avec l'existant. Ceci reviendrait à vouloir construire un deuxième étage à notre maison, étage avec balcon et un grand salon, alors que la structure du premier étage n'est absolument pas conçue pour supporter et recevoir un tel projet.

Lorsque nos quêtes n'aboutissent pas, lorsque notre zone d'inconfort perdure, lorsque notre entourage nous semble vide et notre vie stagnante, posons-nous la question de savoir si nous savons réellement qui nous sommes. Peut-être allons-nous découvrir des choses importantes sur notre personnalité en découvrant des aspects non recherchés chez d'autres. Non pas dans le but de les adopter, mais dans l'objectif de réveiller en nous des domaines ou des valeurs que nous n'avions pas identifiés.

Ne cherchez pas à vous retrouver dans le miroir des autres. Soyez vous-même, avec l'esprit ouvert, avec les bras tendus vers ce que les autres peuvent vous faire découvrir. Recherchez au plus profond de vous vos bases réelles et non celles que vous aimeriez avoir. Acceptez de parcourir un bout de chemin avec d'autres personnes pour découvrir qui ils sont et non pour y retrouver ce que vous cherchez.

Je suis près à parier que vous ferez de bien belles découvertes...




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Quand le maître redevient l'élève


"Je sais qui je suis"... Qui n'a jamais été tenté de crier haut et fort cette phrase ?
Oui, en général, nous avons une petite idée de qui nous sommes, mais bien souvent cette idée est basée sur des certitudes qui ont pris naissance dans notre esprit il y a bien des années. Les choses changent mais les certitudes restent. n'est-il pas temps de les remettre en question ?

Les exemples pullulent pour nous prouver que notre regard sur les choses change en fonction de notre âge, de notre expérience, de notre vie, qu'elle soit abordée sous un angle personnel, professionnel ou sentimental, alors si notre regard change, n'est-il pas temps de remettre en question ces certitudes que nous avons sur "qui nous sommes" et de les réévaluer en fonction de nos actes réels.

L'exemple le plus marquant qui me vient à l'esprit est cette personne célibataire qui crie haut et fort que c'est par choix, qu'elle est bien seule, qu'elle a "apprivoisé" sa solitude et qu'il vaut mieux être seule que mal accompagné. Bref, les arguments ne manqueront pas à cette personne pour défendre son point de vue. Mais nous connaissons tous, de près ou de loin une personne de ce type dont l'armure de célibataire endurcie s'est effondrée lorsqu'elle a croisé cette personne qui a su réduire ses défenses sentimentales à néant. Et en général, cette personne semble tomber en amour de manière plus puissante que les autres...

Dans notre vie de tous les jours aussi nous affirmons des caractéristiques de notre personnalité, mais sont-elles vraiment fidèles et conformes à nos actes, à notre façon de penser, à nos désirs, à nos rêves, ou ne sont-elle que des arguments pour essayer de nous convaincre, nous et notre entourage, que nous avons simplement accepté notre condition. Pire encore, certaines personnes vont se décrire pour être vues comme elle aimeraient être...

Prenons le temps parfois de remettre en question la définition que nous nous donnons et retournons sur les bancs de l'école de notre vie pour réapprendre et surtout accepter qui nous sommes en réalité. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaises réponses, il y a juste des faits et des réponses qui doivent se rapprocher le plus possible de notre vrai "moi". Utilisons nos capacités de "maître", notre expérience, notre sagesse, notre honnêteté envers nous même, notre capacité à regarder les choses en face, notre analyse de la vie pour réapprendre à l'élève que nous sommes redevenus un instant comment sont les choses qui nous concernent en réalité et d'accepter de valoriser ce que jadis nous percevions comme des faiblesses et peut-être de remettre en cause ces grandes qualités que nous avions l'habitude de nous attribuer.

Remettre en cause ces certitudes et ces jugements sur nous même n'est absolument pas preuve d'une instabilité dans la vie, preuve que nous sommes une personne qui se cherche et qui n'a pas trouvé sa place, bien au contraire. Faire cet exercice montre à quel point nous sommes lucides des vraies choses et surtout que nous cherchons à savoir réellement qui nous sommes pour trouver au mieux notre place dans la vie et surtout pour retrouver une stabilité et une franchise envers nous même en se regardant en face, stabilité qui devient alors transmissible à notre entourage.

Tout changement dans la vie, qui peut être assimilé à un départ en voyage, a besoin d'un point de départ et d'un point d'arrivé. Comment définir notre route si notre point de départ est erroné ?




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Histoire d'un parc... Mon parc


Ce n'est qu'un parc me direz-vous... Peut-être ! Mais il y a une histoire entre lui et moi. Une histoire de vie, une histoire de quotidien, une histoire de moments de confidences, de chagrins, de compassion, de rencontres, de calme, de paix, de compréhension, de communication. Irais-je jusqu'à dire qu'à certains moments sombres de ma vie, ce parc m'a sauvé ? Probablement. 

Ce parc connait beaucoup de choses sur mes pensées. Il semble m'écouter quand j'ai besoin de raconter des moments de ma vie, J'ai l'impression parfois d'être en sécurité au creux de ses arbres. Il m'offre souvent des moments agréables, des rencontres imprévues et parfois même, ces moments ont un petit côté magique. Outre ces écureuils qui batifolent par dizaine dans les branchages, il m'arrive parfois de croiser des personnes spéciales. Bien souvent un regard est échangé, un sourire, et leur image s'estompe au profit du décor au prochain virage. 

Puis hier, il y a eu cette personne que j'ai croisée deux fois lors d'une promenade en fin de journée. Une personne qui semblait triste et plongée dans ses pensées. Habitué à vider mon esprit pour ressentir le nectar de cet endroit, je n'avais pas vraiment d'idée spéciale en tête. Mais en croisant cette personne, un calme a semblé s'installer lorsque nous nous sommes croisés, un calme jumelé d'une grande douceur. Je me suis dit alors que si je recroisais cette personne pour une troisième fois, je lui partagerai ce ressenti, mais ce ne fût pas le cas. Aujourd'hui, j'ai croisé à nouveau cette personne et le même sentiment était toujours présent. N'ayant pas osé troubler les pensées dans lesquelles elle semblait plongée, je l'ai laissée passer, profitant de ce moment intense. Puis, le hasard des sentiers me l'offre à nouveau. Arrivé à sa hauteur je n'ai pas pu m'empêcher :
- Excusez-moi !
- Oui ?
- Je vous ai croisé deux fois hier et je vous recroise deux fois aujourd'hui. Il me fallait vous dire que je lis sur votre visage comme une tristesse, une lourdeur, et pourtant, en vous croisant, je trouve que l'on ressent un grand calme, une grande douceur. Voilà, je tenais à vous le dire ! 
- Comme c'est gentil de votre part monsieur, Effectivement, j'ai connu des jours meilleurs, mais votre compliment est très plaisant à entendre, très agréable, je vous remercie
- Je vous en prie ! Bonne fin de journée

Puis nos routes se sont séparées, gardant en mémoire ce sourire lumineux qu'elle m'a offert avant de reprendre son chemin.

Voilà le dernier des nombreux moments imprévus et agréables que ce parc a parfois la gentillesse de m'offrir.





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L'angoisse...

L'angoisse... Cette émotion qui a un pouvoir hors de notre contrôle. 
Dans la majeure partie des situations, cette angoisse nous crée des problèmes qui n'existent pas encore, problèmes provoqués par une situation que nous imaginons ou que nous envisageons mais qui n'est pas confirmée, ni validée et elle a en plus le pouvoir de nous gâcher notre présent en focalisant note esprit sur d'hypothétiques conséquences d'une situation qui n'est pas encore arrivée.

Qu'est-ce qui provoque chez nous une angoisse ? Ces situations angoissantes sont souvent créées par manque d'information. Dans ce cas, l'esprit humain a bien souvent tendance à donner priorité à ce que l'on craint, à dramatiser l'issue d'une situation. C'est un écho de notre instinct de survie ancestral de se préparer à la dérive d'une situation qui remettrait notre équilibre en jeu.

Mais comme dit en introduction à cet article, bien souvent nous nous accablons d'une situation qui, certes si elle est probable, n'existe pas encore, donc nous noircissons notre avenir et en plus nous gâchons notre présent. 

Et si nous entraînions notre esprit à réagir autrement ? Parfois, de simples questions peuvent atténuer un peu cette oppression de l'angoisse.

- Est-ce que la situation est actuellement réellement comme je l'imagine ?
- Est-ce que m’angoisser peut aider à influencer l'évolution de la situation vers une issue plus agréable ?
- Est-ce qu'une issue agréable n'est pas envisageable ?
- Quand bien même la situation dégénérerait, est-ce qu'elle m'empêche actuellement de profiter du moment présent ?
- etc.

Oui, il est naturel de s'angoisser, mais est-ce vraiment utile de le faire? Essayons de reprendre le contrôle de nos émotions et en attendant l'issue de cette situation qui nous angoisse, même si ce n'est pas toujours facile, n'est-il pas toujours temps de profiter du moment présent ?





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Croire est loin d'être suffisant

Ayant déjà rédigé et publié plusieurs articles sur nos aptitudes ignorées, allant de notre intuition ou de notre pouvoir "d'auto-guérison", il me fallait remonter à la source et identifier pourquoi ces aptitudes et capacités restaient enfouies pour la plupart d'entre nous, alors qu'elles constituent un atout majeur dans le déroulement de notre vie.

Dans mes précédents textes, je mettais l'emphase sur ces petits exercices à pratiquer, pour réveiller nos multiples capacités, et je dis bien "multiples" car nous en avons tout un éventail à notre disposition. J'expliquais également pourquoi nous les avons mais surtout pourquoi elles restaient silencieuses.

Mes tendances philanthropiques m'ont toujours convaincu que ces capacités ont avant tout un rôle pour aider les gens de notre entourage, mais servent également à consolider notre situation vis-à-vis de nous-même, afin d'apporter aux autres une base solide et un appui sur lequel ils pourront s'accoter afin de cesser cette parfois longue errance sur le chemin de l'incertitude, du doute et du questionnement.

Certains jugerons probablement mes propos comme étant ceux d'un "illuminé" (au sens péjoratif du terme), mais au travers de mes affirmations, figurera le message principal de cet article qui est :

"L'activation et la manifestation de nos capacités se trouve dans l'évidence et non la croyance".

Croire en la réalisation d'une chose ne suffit pas, il faut intégrer son évidence.

Tout le secret est là ! 

Une fois ce chaînon manquant assimilé, il reste la partie la plus difficile à réaliser qui est de faire passer cette certitude dans notre être inconscient car c'est lui seul qui a le pouvoir de supplanter notre état rationnel.

Voilà pourquoi la majeure partie des gens chez qui se manifestent ces dons sont des enfants. Ils n'ont pas encore été "pollués" par une socialisation rationnelle et une éducation bridée ne se basant uniquement que sur un aspect matérialiste des choses. La multiplication des films à effets spéciaux impressionnants, à ces héros qui crèvent les écrans, à ces personnes surdouées et dotées de pouvoirs sortant de l'imagination des scripts cinématographiques contribuent en partie à implanter dans leur innocence juvénile la certitude que ces pouvoirs existent réellement. En étant convaincus au plus profond d'eux même, en implantant cette certitude dans toute leur innocence, ils activent involontairement certaines de ces capacités.

Les adultes possèdent également toujours ces capacités, mais une barrière quasi-infranchissable s'est dressée entre ces dons et leurs certitudes rationnelles. Je dis bien "quasi-infranchissable", et non "infranchissable", car à force d'exercices, de certitudes, de conditionnement et de volonté, ces capacités peuvent être réactivées.

Guérir des maladies, redresser l'état de santé d'une personne, être réceptif aux "vrais" messages de notre intuition (et non ceux de nos souhaits inconscients), poser un geste décisif au moment opportun, ressentir l'évolution d'une situation et savoir si nous devons intervenir ou non, ne sont là que de basiques exemples des capacités qui s'offrent à vous, et je taierai volontairement certaines bien plus impressionnantes.

À ce stade de la lecture de mon article, l'idée probable que ces écrits ne sont qu'affabulations de mon esprit aura sûrement germé dans le vôtre. Reste à savoir si votre ouverture d'esprit vous incitera à croire qu'il est dans mes habitudes d'affirmer des choses sur lesquelles j'ai encore des doutes et que pour en arriver à les exprimer au travers d'un article, j'en ai acquis la certitude pour les avoir étudiées, expérimentées et en avoir fait profiter certaines personnes de mon entourage.

Quoiqu'il en soit, sachez que bien des aptitudes sont à votre disposition. Mais leur activation passera par une remise en question totale de votre vision des choses et surtout, de la prise en considération de ces choses qui ont souvent semblé vouloir s'imposer dans votre vie et pour lesquelles vous avez toujours gardé des barrières étanches, et ce bien souvent, au prix d'efforts volontaires qui ne sont, en général, pas naturels.




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La femme aux mille regards

Aujourd'hui, il m'a été offert un merveilleux cadeau. Je passais une soirée avec des amis et non loin de moi, il y avait cette femme, cette femme au rire charmeur qui éclatait dans l'air comme des paillettes dorées jaillissant de la baguette magique d'une fée, cette femme au sourire enjôleur à faire fondre le plus aguerri des cœurs de pierre, cette femme au regard troublant tant celui-ci révélait une âme si profonde, si douce, si empathique et à la bonté naturelle. 
J'avoue que bien des détails m'ont charmé chez elle. Sa joie de vivre, les discrètes ondulations de ses épaules au rythme de la musique de fond, son humour, ses répliques en réponse aux anecdotes évoquées, le geste délicat de ses mains quand elle prenait son verre, à croire que celles-ci étaient de cristal et risquaient de se briser au moindre geste brusque, et ce petit bout de langue... ah ce petit bout de langue! Lui qui apparaissait entre ses dents chaque fois qu'elle riait ou qu'elle disait un mot avec un "t". Mais parmi toutes ces choses que j'ai toujours aimées chez une femme et que je ne cessais de remarquer en elle, il a eu ses yeux. Certes, au début, ses yeux ne semblaient pas exceptionnels, ils avaient ce petit côté espiègle qui me charme à tous les coups, mais lorsque je l'ai remarquée,  j'étais bien loin de me douter que ses yeux allaient devenir, au fil de la soirée, une véritable encyclopédie de son âme. Plus le temps passait, plus ils révélaient certaines des mille et une facettes de sa personnalité. 
Quand elle riait, ses yeux devenaient tout petits, se plissaient tels des petits enfants qui se tordent de rire mais qui néanmoins, éclataient de lumière. À eux seuls, ses yeux formaient un deuxième et un troisième sourire à son visage. Lorsqu'elle écoutait quelqu'un parler, son regard s'ouvrait et scrutait les paroles de son interlocuteur au point que j'aurais voulu que jamais il ne s'arrête. On pouvait alors lire dans son regard toute l'attention qu'elle accordait à écouter les gens, tout le respect qu'elle portait à ce qui était dit. Jamais dans son regard il y eu une parcelle de contradiction, de jugement, d'opposition, comme si ses yeux savaient qu'en écoutant les gens, ils pourraient apprendre des choses, et lorsque la discussion devenait sérieuse et qu'un événement sérieux était évoqué, son regard laissait transparaître une compassion et un doux sentiment d'apaisement qui aurait pu réconforter un gros chagrin d'enfant.
J'avoue humblement qu'au cours de la soirée, les discussions m'entourant n'avaient pour moi que le seul intérêt de la voir réagir, interagir, participer, la voir rire, avec ce petit bout de langue qui pointait entre ses dents, la voir sourire et scruter la moindre expression de ses yeux espérant ainsi découvrir une autre facette de son âme. 
À mes yeux, cette femme est le genre de femme que l'on croire très rarement dans une vie, tant elle semble correspondre au moindre détail de cette liste interminable de ces choses que nous aimerions rencontrer chez une femme lorsque nos pensées s'envolent dans les sphères où siègent nos rêves. Cette femme avait un regard et un sourire qu'on ne peut décrire. Il faut avoir vécu leur présence et les avoir vus pour en ressentir tout l'arôme, toute la gentillesse qu'ils véhiculaient, toute la bonté qu'ils émanaient. 
Il y aurait encore tant de choses à dire sur elle, mais les mots seuls ne suffiraient pas à ne serait-ce qu'effleurer une ébauche de ce qu'elle émane.

Chère femme aux mille et un regards... Merci !

Dans ce blog, j'ai écrit un texte sur les Anges humains... Nul doute qu'elle en fait partie






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Combat tête-coeur... Soyez l'arbitre

Avant de développer le thème de cet article, je tiens à préciser que que le mot "tête" représentera la partie rationnelle en vous, celle qui trouve des excuses ou des raisons à faire ou ne pas faire certaines actions. Le mot "coeur" ne représentera pas uniquement le monde des sentiments, mais celui des passions, des envies, de ces choses qui vous tiennent à coeur et que vous aimeriez vivre.

Cette précision étant faite, regardons ce "combat tête - coeur"

Je mets au défi quiconque de m'affirmer haut et fort qu'il n'a jamais renoncé à faire quelque chose en se disant "ça ne marchera pas", ou "ce ne serait pas raisonnable", ou encore "qu'est-ce que les autres vont penser". Mais, fort de cette affirmation et de cette certitude, continuant votre chemin, le doute s'installe et finalement la question "j'aurais peut-être du" refait surface. Cette situation est tout à fait normale et humaine. Vous êtes simplement le siège d'un combat "tête - coeur"

Parfois l'issue de ce combat nous est imposé par la vie, surtout dans le monde des sentiments amoureux. Non réciprocité des sentiments ou parfois même indisponibilité de la personne ou même son absence, quelle qu'elle soit.

En partant, sachez que ce combat ne s'achèvera pas de lui-même. Bien des personnes se disent "avec le temps, ça va passer" ou encore attendent un événement qui prendra la décision à leur place de savoir lequel des deux, coeur ou tête, remportera la bataille.

Alors si vous souhaitez mettre fin à ce combat, il faudra vous impliquer en tant qu'arbitre. Bien que ce ne soit pas "fair play", un arbitre a la possibilité de favoriser un des deux camps, voire même de lui attribuer la victoire. Un arbitre a le pouvoir de décider d'arrêter un combat ou une rencontre et d'attribuer la victoire à l'un des deux adversaires en fonction de son propre jugement, faisant fi de l'opinion des spectateurs, du public, des joueurs et de toute autre personne étrangère à la rencontre.

Donc ce pouvoir vous l'avez, mais une fois que vous l'aurez utilisé et que vous aurez désigné le vainqueur de votre combat "tête - coeur", il faudra vous imposer une règle : Ne pas revenir sur votre décision.

Comment désigner un vainqueur ? Je serai tenté de dire que si ce combat existe, c'est que le coeur a de bonnes raisons de le mener, car il sait des choses que notre tête ne connait pas et est encore moins capable d'expliquer. Le coeur a un avantage très important sur la tête car il est endurant, infatigable et n'abandonnera jamais s'il a vraiment quelque chose qui est important pour lui. Quoique que vous fassiez, il persévérera dans sa certitude et même si vous arrivez à faire cesser le combat pendant une semaine, un mois, un an, voire même plusieurs années, il se relèvera et fera de nouveau face à votre tête.

Si vous souhaitez vraiment faire gagner votre "tête", il vous faudra alors prendre et surtout appliquer une solution pénible et difficile qui est d'abandonner ce rêve après lequel votre coeur courait.

Si vous souhaitez faire gagner votre coeur, il vous faudra alors prendre et surtout appliquer une solution pénible et difficile qui est de ne plus écouter votre "tête"

Facile me direz-vous... Et bien je suis conscient que non !. Alors comment faire ?

Une possible démarche est de bien dissocier "solution à un problème" et "réponse à des questions"

Un problème ne se résoudra pas par la simple application d'une solution, car cette application en elle-même déclenchera en vous d'autres problèmes : Votre sentiment face au regard des autres, le doute d'avoir posé la bonne action, les conséquences sur votre entourage ou votre contexte de vie ou simplement les moyens matériels de l'appliquer (lieu, moyens financiers, travail...)

La première étape importante est alors de bien identifier que vous êtes bel et bien face à un conflit "tête/coeur" et dans ce cas, prendre conscience que vous êtes la seule et unique personne à pouvoir y mettre fin. Vous pourrez bien-sûr obtenir l'avis d'autres personnes, leur expérience, leur point de vue ou leur expertise pour avoir déjà traversé ce genre de situation. Ces personnes pourront vous aider à faire l'inventaire des conséquences de la victoire de l'un ou l'autre, mais au final, ce sera à vous à désigner officiellement le vainqueur.

Vous pouvez néanmoins gérer vous-même la situation, mais il vous faudra passer par l'étape de trouver les bonnes questions pour la résoudre car bien souvent, la solution à un problème ne peut se trouver qu'en ayant au préalable trouvé la réponse à de multiples questions. Pour ce faire, et pour vous exposer l'importance de bien faire la différence entre "problème" et "question", et entre "solution" et "réponse", je vous invite à lire cet autre article : "La cause des effets et les effets de la cause"

Soyez néanmoins suffisamment prêt pour affronter une autre situation délicate, ne pas revenir sur votre décision.



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L'important ne sont pas les réponses, mais les questions

Il existe plusieurs dictons qui aident à résoudre des problèmes ou des conflits intérieurs. J'abordais déjà ce sujet dans un article précédent concernant l'ordre des étapes pour changer des choses dans sa vie.

Cet article était basé sur un principe tout simple qui est de se poser les bonnes questions au bon moment. Lorsque nous ne trouvons pas de réponse simple et logique à une question en rapport à notre évolution, c'est peut-être que le moment n'est pas adapté ou que ce n'est pas la bonne question en fonction de la situation et dans ce cas, la question expose un problème au lieu d'appeler simplement une réponse.

Pour en revenir à ces dictons, les premiers qui me viennent à l'esprit sont les suivants :
- L'important n'est pas de trouver la bonne réponse, mais de se poser la bonne question.
- Un problème bien posé est un problème à moitié résolu
- Si la bonne réponse ne vous vient pas à l'esprit c'est que ce n'est pas la bonne question

Vous remarquerez que ces dictions sont tout aussi valables dans le monde scientifique que dans le monde émotionnel. Je vous confirme que dans le monde scientifique, ils fonctionnent très bien, mais revenons au monde émotionnel.
En matière de gestion de son cours de vie, il existe une règle toute simple.

Les questions doivent induire une réponse simple et non pas mettre à jour un problème.

Je m'explique...
Il est important à ce stade de faire une grande différence entre "poser une question" et "poser un problème".
Un problème aura une solution, alors qu'une question aura une réponse. Cette nuance pourrait vous paraître futile, mais elle est à la base primordiale pour différencier les deux. La solution d'un problème se bâtie avec les différentes réponses aux questions. D'où l'importance d'identifier les bonnes.

Repartons de la base et voyons des extraits de la définition du mot "problème" dans le Larousse

Problème : 
- Question à résoudre par un raisonnement scientifique et constituant un exercice : L'énoncé du problème.
- Question à résoudre dans un domaine quelconque, qui se présente avec un certain nombre de difficultés, d'obstacles : Le problème de la faim dans le monde.
 - Difficulté mettant dans une situation pénible, contraignante, contrariante : Avoir des problèmes de santé.
- Conflit intérieur, trouble d'ordre affectif qui empêche un équilibre psychologique : Avoir des problèmes psychologiques.

Voyez que, même si les différentes définitions en fonction du domaine commencent par le mot "question", elles identifient une situation complexe à résoudre qui demande réflexion, donc un problème.

Voyons maintenant la définition du mot "question" (toujours selon le Larousse)

Question : 
- Demande faite pour obtenir une information, vérifier des connaissances : Répondre aux questions des enquêteurs.

Je n'ai volontairement mis qu'une facette de la définition donnée car elle résume très bien le thème de cet article. Il est bien précisé "Demande faite pour obtenir UNE information". Un enquêteur a un problème à résoudre et il l'élucidera après avoir trouvé les réponses à de multiples questions et non pas simplement à celle-ci "Qui a commis ce délit ?"

Vous voyez où je veux en venir ? 
Se poser une question qui n'a pas de réponse immédiate est en fait se poser un problème. Et ce problème pourra être résolu en répondant à toute une série de questions qu'il faudra identifier. 
Voilà où je voulais en venir avec cet article. Si vous ne trouvez pas de réponse à vos questions c'est que vous identifiez simplement un problème. Pour le résoudre, il vous faudra trouver les bonnes questions toutes simples afin de franchir une à une les différentes étapes et informations qui vous aideront à trouver une solution au problème.

Une fois ces choses identifiées, nous pouvons à présent exposer les conséquences de mélanger "questions et problèmes". 
C'est le pourquoi du titre de cet article. Un problème va souvent créer des effets, des conséquences, alors que les bonnes questions vont nous aider à en trouver la cause.
Je ne pourrai malheureusement pas exposer ici toutes les "bonnes" questions à se poser car celles-ci dépendent de chaque situation propre à chacun, mais voici quelques exemples de "question/problème" pour vous aider à prendre conscience de la différence entre les deux.

J'ai le goût de me faire un beau voyage, mais j'ai l'esprit trop encombré pour en profiter, alors je vais attendre d'être plus serein pour partir...
- Ne pensez-vous pas que justement "partir" vous aidera à vous changer les idées, à vous faire prendre du recul et vous sentir plus serein en relativisant certains aspects de votre "problème" ?

La compagnie d'une personne me plait bien, je me sens bien avec cette personne, mais j'ai un esprit trop encombré pour en profiter et l'inclure dans ma vie, que ce soit amicale ou sentimentale.
- Ne pensez-vous pas que d'inclure cette personne dans votre vie sentimentale ou amicale vous aidera à vous changer les idées et à égayer votre vie de moments agréables et à retrouver le plaisir de vivre de nouvelles choses ? L'absence de cette personne va-t-elle faciliter la résolution de vos problèmes ? Ou la présence et les discussions avec cette personne pourrait-elle vous aider à trouver les bonnes questions uniquement en regardant les choses différemment ? Ou simplement en vivant "autre chose" que ce que vous êtes en train de vivre présentement ?

Plus généralement, on attend souvent que les choses changent d'elles-même. On se dit qu'on va s'habituer, se résigner, accepter la situation ou attendre que les choses deviennent plus claires. Mais ce déséquilibre finira par créer un événement "perturbant" pour vous "forcer à changer". Est-ce bien utile de l'attendre ?

Par où commencer ? Posez-vous déjà la simple question à savoir :
Si vous vous dites ce genre de chose : 
- "J'attends de mieux me sentir ou j'attends un événement quelconque avant de faire telle ou telle action"
La question est : 
- "Est-ce que ce n'est pas en faisant telle ou telle action que je vais mieux me sentir ?"

En général nombreux de nos conflits intérieurs émanent du sempiternel combat "tête-coeur". En lisant cet article : "Combat tête-coeur, soyez l'arbitre", peut-être y trouverez-vous l'inspiration pour trouver les "bonnes questions"

Vous pourriez me dire, et ce, à juste titre :
- "Si les bonnes questions semble accessibles, pourquoi tant de personnes restent encore dans leur zone d'inconfort ?"
Voici un autre problème... La zone d'inconfort qu'il nous est tant difficile de quitter, de par la peur de l'inconnu, la peur du changement, la peur du jugement et du regard des autres... Cette zone d'inconfort que tant de personnes chérissent inconsciemment pour garder un regard complaisant de la part de leur entourage et attirer à eux de l'attention. Voilà pourquoi les "bonnes questions" dérangent  souvent car elles mettent en évidence cette peur ou ce refus d'agir.

Je précise quand même qu'est loin de moi l'idée de porter un quelconque jugement sur ces choses, ayant moi-même eu à faire face à cette inertie au changement mais parfois certains paramètres viennent ajouter une difficulté supplémentaire, comme la charge parentale ou des moyens financiers dont notre société actuelle nous a rendus tant dépendant.

Plus généralement, je vous invite à visionner, peut-être de nouveau, cette vidéo de mon interview. Elle fait le point entre "Quoi faire" et "Comment faire". Le "Quoi faire" est souvent la solution au problème. Le "Comment faire" vous viendra avec la réponse aux bonnes questions.

Vous verrez que souvent, il n'est pas si difficile de les identifier.






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